Alors que la République démocratique du Congo fait face à une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola, de souche Bundibugyo, dans sa partie orientale, le Gouvernement rassure : aucune fermeture des frontières n’est envisagée pour contenir la propagation du virus.
La question a été évoquée lors d’une conférence de presse tenue le dimanche 15 juin 2026 à Kinshasa par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel-Roger Kamba, et son collègue de la Communication et Médias. Cette rencontre avec les professionnels des médias était consacrée à l’évolution de la situation épidémiologique et aux mesures prises par les autorités pour répondre à cette nouvelle crise sanitaire.
Pas de fermeture des frontières envisagée
Face aux inquiétudes grandissantes autour d’une éventuelle fermeture des frontières, le Gouvernement congolais a clairement rejeté cette option. Le ministre de la Santé publique a indiqué que cette mesure n’était pas à l’ordre du jour, conformément aux orientations des instances sanitaires internationales.
« La fermeture des frontières n’est pas une solution envisagée », a fait savoir Samuel-Roger Kamba, rappelant que la stratégie nationale repose plutôt sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, la prise en charge rapide des cas suspects ainsi que la collaboration avec les partenaires techniques et financiers.

Pour le Gouvernement, maintenir l’ouverture des frontières permet également d’éviter des conséquences économiques et sociales importantes, notamment pour les populations qui dépendent des échanges commerciaux transfrontaliers. Cette approche vise à préserver la continuité des activités économiques tout en garantissant la circulation de l’aide humanitaire et sanitaire nécessaire dans les zones affectées.
Une réponse gouvernementale jugée satisfaisante
Au cours de cette conférence de presse, le ministre de la Santé publique s’est félicité des efforts déployés par le Gouvernement et ses partenaires dans la gestion de cette épidémie. Il a souligné l’importance de la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la riposte afin de limiter la propagation du virus.
La réponse actuelle repose notamment sur le renforcement des dispositifs de surveillance, l’identification des contacts des personnes infectées, la sensibilisation des communautés ainsi que l’amélioration de la prise en charge médicale des malades.
Cette nouvelle apparition d’Ebola, causée par la souche Bundibugyo, mobilise les autorités sanitaires nationales et les partenaires internationaux afin de contenir rapidement la maladie et protéger les populations exposées.

Priorité à la surveillance et à la mobilisation communautaire
Le Gouvernement appelle par ailleurs les populations à collaborer avec les équipes sanitaires sur le terrain, notamment en signalant rapidement tout cas suspect et en respectant les mesures de prévention recommandées.
Pour les autorités, la lutte contre Ebola ne passe pas par l’isolement du pays, mais par une réponse sanitaire efficace, une surveillance accrue aux points d’entrée et une mobilisation collective pour stopper la chaîne de transmission.
La RDC, qui possède une longue expérience dans la gestion des épidémies d’Ebola, entend ainsi poursuivre ses efforts afin de maîtriser cette nouvelle flambée tout en préservant les équilibres économiques et sociaux du pays.















