Le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a décidé, ce vendredi, de suspendre le directeur général de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM), William Kazumba Mayombo, dans le cadre d’une affaire de présumé détournement de fonds publics.
Des décaissements jugés suspects
À l’origine de cette décision figure une correspondance officielle datée du 22 janvier 2026, par laquelle le ministre exigeait des explications claires sur des décaissements totalisant plus de 1,6 million de dollars américains.
Ces fonds auraient été versés par tranches mensuelles au cours de l’année 2025, sous l’intitulé du Fonds secret de recherche.
Selon le ministère, les dépenses engagées ne correspondent pas aux missions légales de l’OGEFREM, soulevant ainsi de sérieux soupçons de mauvaise gestion et de détournement.
Absence de justificatifs et suspension immédiate
Le directeur général disposait d’un délai de 24 heures pour produire des justificatifs détaillés.
Faute de réponse jugée satisfaisante, le ministre a pris la décision de le suspendre à titre conservatoire.
« Cette mesure vise à préserver la transparence, la bonne gouvernance et à faciliter les enquêtes en cours », a confié une source proche du cabinet du ministre.»
Arrestation et ouverture des enquêtes
Dans la foulée de cette suspension, William Kazumba Mayombo a été interpellé et placé en détention, en attendant l’issue des investigations menées par les services compétents.
L’OGEFREM, établissement public chargé de la gestion du fret multimodal en République démocratique du Congo, est désormais placé sous surveillance renforcée.
Un signal fort dans la lutte contre la corruption
Cette action est largement perçue par l’opinion publique comme un signal fort dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’assainissement de la gestion des finances publiques.
Les autorités assurent que des poursuites judiciaires rapides seront engagées afin de situer toutes les responsabilités et de récupérer les fonds présumés détournés.
Fulgence Milay




















