L’insécurité qui prévaut à l’Hôpital général de référence de Kinkole inquiète tant la population, le personnel soignant de cet hôpital que le Syndicat national des médecins. À la suite des attaques des déplacés du quartier Pakadjuma contre l’Hôpital général de référence de Kinkole en date du 15 mars, le Synamed a interpellé les autorités sur l’urgence de déplacer les familles occupant l’emprise du centre hospitalier.
Au cours d’un point de presse organisé ce jeudi 16 avril, le Synamed est monté au créneau pour fustiger l’inaction des autorités gouvernementales face à l’insécurité dont est victime le personnel de santé de cet hôpital situé dans la commune de N’sele.
Selon le Synamed, la situation s’est aggravée il y a 48 heures lorsque ces personnes ont violemment attaqué les installations, le personnel soignant, les malades et leurs accompagnants. Ces violences ont entraîné la mort de trois personnes et plusieurs blessés graves, malgré l’intervention tardive de la Police nationale, a martelé sa secrétaire générale adjointe, docteur Jeanne Diakangela.
Le syndicat des médecins a insisté sur l’urgence d’assurer la sécurité des structures, de protéger les médecins et le personnel de santé, et surtout d’aménager un site approprié et conforme aux normes pour accueillir les déplacés de Pakadjuma, et finalement d’envisager la relocalisation de ces déplacés sur un site aménagé.
Après leur déguerpissement le long des voies ferrées dans la commune de Limete, les anciens résidents de Pakadjuma ont été relogés dans l’enceinte de l’Hôpital général de référence de Kinkole, dans la commune de la N’sele.
Leur présence au sein de cet établissement hospitalier était déjà décriée tant par le personnel que par les habitants du quartier. Les échauffourées du 15 avril enregistrent un bilan lourd. Au moins deux personnes ont été tuées par balles, une dizaine d’autres blessées et plusieurs biens volés.















