Non-paiement de la paie complémentaire des agents du secteur de la santé : Judith Suminwa pointée du doigt

Par Osée KABAMBA

La coordination de l’intersyndical du secteur santé (ISS) a lancé un avertissement ferme au gouvernement ce jeudi 9 avril à Kinshasa, lors d’une déclaration à la presse. Selon Jean-Fidèle Boyoo, coordonnateur de l’intersyndical, la non-tenue des engagements relatifs au paiement de la paie complémentaire risque d’entraîner des conséquences fâcheuses.

Après la levée du préavis de grève à la suite des pourparlers avec la présidence de la République, le coordonnateur de l’intersyndical du secteur constate avec regret que le gouvernement n’a pas daigné honorer ses engagements.

« Nous constatons avec amertume que le gouvernement de la République ne veut pas respecter ses engagements. »

Alors que le gouvernement avait rassuré de l’intégration de la paie complémentaire à la paie ordinaire et de son paiement régulier, jusqu’à ce jour le statu quo demeure. L’intersyndicale pointe du doigt la cheffe du gouvernement, seule personne capable de décanter la situation.

« Malheureusement, la réalité et les éléments dont nous disposons démontrent à suffisance que rien ne sera fait pour intégrer cette paie complémentaire à la paie ordinaire.
En ce qui concerne le paiement de la paie complémentaire T1 2026, pour cette année, rien n’est encore fait. Les éléments d’information prouvent à suffisance que la seule personne qui détient la décision aujourd’hui, c’est la Première ministre et cheffe du gouvernement
», s’insurge Jean-Fidèle Boyoo.

Le coordonnateur de l’ISS alerte l’opinion publique face aux conséquences désastreuses que peut entraîner cette attitude de l’exécutif national : « Tenant compte de la souffrance des agents et cadres du secteur de la santé, nous prenons à témoin l’opinion, tant nationale qu’internationale, que la semaine prochaine nous allons réagir et que le seul responsable devra assumer toutes les conséquences. »

Les autorités gouvernementales disposent d’une fenêtre pour apaiser les tensions en respectant les engagements de paiement, tandis que les parlementaires sont appelés à jouer un rôle de médiation et de contrôle.

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