Lutte contre la corruption : la RDC expose ses réformes à la conférence mondiale de l’ONU à Doha

Par Charly Makansia

La République démocratique du Congo a pris part à la 11ᵉ session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations unies contre la corruption, organisée à Doha, au Qatar. La délégation congolaise était conduite par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, qui y a porté la voix de Kinshasa sur les efforts engagés en matière de gouvernance et de lutte contre les pratiques corruptives.

Cette rencontre internationale, tenue dans le cadre de la Convention des Nations unies contre la corruption, réunit les États signataires autour de l’évaluation des mécanismes de prévention, de répression et de coopération judiciaire contre la corruption, considérée comme un frein majeur au développement économique et à la stabilité institutionnelle.

Devant ses pairs, Guillaume Ngefa a présenté le bilan des avancées enregistrées par la RDC, mettant en avant les actions judiciaires récentes ciblant notamment les fraudes dans le secteur minier ainsi que les spoliations foncières et immobilières. Il a insisté sur les injonctions fermes adressées aux autorités judiciaires civiles et militaires afin de renforcer la répression de ces pratiques, souvent à l’origine de pertes financières considérables pour l’État congolais.

Le ministre d’État a également exposé les perspectives du gouvernement, axées sur le renforcement de l’indépendance de la justice, l’amélioration de la traçabilité des ressources publiques et la coopération internationale comme levier essentiel dans la lutte contre les réseaux transnationaux de corruption.

En marge des travaux de la conférence, Guillaume Ngefa a tenu, le lundi 15 décembre 2025, une séance de travail avec son homologue qatari. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre de l’accord de coopération judiciaire récemment signé entre la RDC et le Qatar, notamment en matière d’entraide judiciaire, d’échange d’informations et de lutte contre les infractions économiques et financières.

À travers sa participation active à cette 11ᵉ conférence, la RDC entend non seulement réaffirmer son engagement au respect des standards internationaux en matière de bonne gouvernance, mais aussi rassurer les partenaires économiques et financiers sur sa volonté de créer un climat des affaires plus transparent, condition clé pour attirer les investissements et soutenir la croissance.

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