Les propos du président américain Donald Trump affirmant avoir mis fin au conflit entre la République démocratique du Congo et le Rwanda « en échange des minerais » ont provoqué une vive polémique à Kinshasa. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, l’ancien président américain laissait entendre que les deux pays l’auraient supplié de venir exploiter leurs ressources minières, suscitant des accusations de bradage des minerais congolais.
Face à l’émoi, Lucy Tamlyn, l’ambassadrice des États-Unis en RDC a tenu à clarifier la portée réelle des engagements pris à Washington. Elle a rappelé que l’accord signé ne se limite pas à une dimension sécuritaire, ni à un quelconque troc entre paix et ressources naturelles.
« L’accord de Washington comprend plusieurs accords. Il y a d’abord l’accord entre la RDC et le Rwanda, facilité par la médiation des États-Unis. Mais il existe également des accords bilatéraux conclus directement avec la RDC », a-t-elle précisé.
Selon la diplomate américaine, ces accords ont été négociés sur la base du principe du « gagnant-gagnant », avec des bénéfices clairement identifiés pour les deux parties. Elle réfute toute idée de pillage ou de confiscation des ressources congolaises.
« Il ne s’agit pas de prendre les minerais de la RDC. Il s’agit d’investissements structurés, transparents, respectueux des lois congolaises et des droits des travailleurs », a-t-elle insisté.
Cette mise au point vise à calmer les tensions dans un contexte où la question de la souveraineté économique et de la gestion des ressources naturelles demeure extrêmement sensible en RDC, surtout après des décennies d’exploitation opaque et de conflits armés dans l’Est du pays.















