« La RDC ne rompt aucun accord avec les États-Unis » : mise au point du Professeur Jean-Marie Kanda

Par Charly Makansia

Face à la polémique suscitée par un article publié par Reuters, attribuant au ministre des Mines des propos laissant entendre une éventuelle remise en cause du partenariat entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, le Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, Professeur Jean-Marie Kanda, a tenu à apporter une clarification ferme.

En mission au Cap, en Afrique du Sud, dans le cadre d’échanges consacrés au secteur minier congolais, la délégation officielle de la RDC poursuit un agenda clair : promouvoir le potentiel minier du pays et consolider ses partenariats stratégiques.

« La République démocratique du Congo est riche de sa dotation minérale et se trouve aujourd’hui au cœur des enjeux géostratégiques et géopolitiques mondiaux. Le message que nous portons est celui d’une nation déterminée à valoriser ses ressources dans le respect de ses intérêts et dans une logique de partenariat équilibré », a déclaré le Professeur Jean-Marie Kanda.

Trois priorités structurent actuellement la politique minière nationale :

  1. Attirer davantage d’investissements dans l’exploration, afin d’optimiser la connaissance et la valorisation du potentiel minier congolais ;
  2. Promouvoir la transformation locale, pilier central de la nouvelle stratégie d’intégration de la RDC dans les chaînes de valeur mondiales ;
  3. Construire des compétences nationales, en investissant dans la formation d’une main-d’œuvre qualifiée issue de la jeunesse congolaise.

Concernant la question d’une éventuelle rupture avec Washington, le Conseiller principal a été catégorique :

« La RDC n’a rompu aucun accord avec les États-Unis et n’a aucune intention de le faire. Nous étions à Washington la semaine dernière pour renforcer notre coopération. Le partenariat en cours se poursuit dans le respect des termes définis par les deux parties. »

Il a par ailleurs rappelé que la diversification des partenariats constitue un principe constant de la politique économique congolaise. Depuis la réforme du Code minier, le secteur est ouvert aux investissements privés et à une pluralité d’acteurs internationaux.

« La diversification n’est pas une rupture. C’est une stratégie d’ouverture maîtrisée. La RDC continuera à travailler avec tous les partenaires qui respectent sa souveraineté, ses lois et sa vision de développement », a-t-il souligné.

Cette mise au point vise ainsi à dissiper toute ambiguïté née d’une interprétation jugée erronée ou sortie de son contexte. Kinshasa réaffirme sa volonté de consolider la stabilité, d’assurer la paix et de renforcer l’attractivité du pays.

Dans un environnement international marqué par une forte compétition autour des ressources stratégiques, la RDC entend poursuivre son chemin : attirer davantage d’investisseurs, renforcer la transformation locale de ses minerais et inscrire son développement dans une dynamique de partenariats diversifiés, équilibrés et durables.

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