Les arrêtés des comptes de l’exercice 2025 au centre d’un séminaire technique au CPCC

Par Fulgence Milay

Un séminaire stratégique pour fiabiliser les états financiers 2025

Il s’est ouvert, ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, au siège du Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo (CPCC), un séminaire de formation de haut niveau consacré aux travaux d’arrêté des comptes de l’exercice 2025. Cette session, qui marque le lancement d’un cycle d’actualisation technique destiné aux professionnels de la comptabilité, s’inscrit dans un contexte de renforcement des exigences internationales en matière de reporting financier.

Les stocks au cœur de la première journée de formation

Animée par le professeur William Mbuyamba, expert reconnu en normes IFRS, secrétaire général du CPCC, expert comptable et réviseur, cette première journée a porté sur un module crucial : la comptabilisation des stocks et leur dépréciation. Un enjeu majeur, car la valeur des stocks influence directement le résultat d’exploitation, le coût des ventes et, in fine, l’image fidèle de la performance de l’entreprise.

Les participants ont revisité les principes fondamentaux régis par la norme IAS 2 Stocks, notamment :

la valorisation au coût ou à la valeur nette de réalisation,

les méthodes de détermination du coût (FIFO, CMP…),

les tests de dépréciation et leur documentation,

et l’impact des réévaluations sur le résultat de la période.

Une mise à niveau sur les exigences IFRS et le rôle de l’IASB

Le professeur Mbuyamba a également insisté sur le fonctionnement actuel de l’IASB (International Accounting Standards Board), rappelant son rôle central dans la production, l’interprétation et l’actualisation des normes IFRS. Il a expliqué :

le processus consultatif entourant chaque projet de norme,

l’importance des exposés-sondages,

ainsi que la participation active des normalisateurs nationaux, dont le CPCC, dans les consultations internationales.

Cette approche permet de garantir une meilleure adaptation des normes aux réalités africaines et congolaises, tout en préservant la comparabilité globale recherchée par les investisseurs et partenaires financiers.

Un enjeu majeur de transparence et de gouvernance financière

Dans un environnement économique marqué par l’exigence accrue de transparence, la qualité des états financiers devient un facteur déterminant pour la crédibilité des entreprises auprès des créanciers, investisseurs, bailleurs et autorités de contrôle.

La session du CPCC s’inscrit dans cette dynamique en offrant un cadre d’actualisation des pratiques comptables. Le renforcement des capacités sur les IFRS est appelé à :

améliorer la fiabilité des arrêtés des comptes,

réduire les écarts d’interprétation entre entreprises,

soutenir la bonne gouvernance financière,

et favoriser l’intégration des entreprises congolaises dans les chaînes économiques internationales.

Un rendez-vous incontournable pour les professionnels des chiffres

Au-delà des exposés théoriques, ce séminaire constitue un espace d’échanges entre experts, praticiens, auditeurs, gestionnaires financiers et chercheurs. Il permet de rapprocher la pratique des exigences normatives, mais aussi de préparer les professionnels aux audits de fin d’exercice dans un cadre aligné sur les standards internationaux.

Les prochaines journées devraient aborder d’autres postes sensibles aux risques d’erreurs :

provisions et dépréciations d’actifs, contrats de location (IFRS 16), instruments financiers (IFRS 9), et obligations d’information financière.

Un pas supplémentaire vers une normalisation comptable modernisée en RDC

En initiant ce séminaire, le CPCC confirme son rôle moteur dans la modernisation de la normalisation comptable en République Démocratique du Congo. Ces efforts contribuent à bâtir un environnement financier plus fiable, plus lisible et capable de répondre aux exigences des marchés nationaux et internationaux.

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