Explosions meurtrières à Goma : Le Gouvernement dénonce les actes barbares imputés au Rwanda et ses supplétifs

Par Osée KABAMBA

Au lendemain des explosions survenues le mardi 10 mars à Goma, ayant causé plusieurs pertes en vies humaines dont une humanitaire de l’UNICEF, le Gouvernement a réaffirmé « son attachement au respect du droit international humanitaire », tout en insistant sur le retrait des troupes rwandaises et de leurs supplétifs de l’AFC/M23 des zones occupées illégalement.

Dans une annonce officielle rendue publique tard dans la soirée du mercredi 11 mars, le ministre de la Communication et Médias/porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a partagé la consternation de l’exécutif national à la suite des explosions survenues à l’aube dans la ville de Goma. Ces attaques ont entraîné plusieurs morts, dont Karine Buisset, humanitaire française de l’UNICEF, ainsi que d’importants dégâts matériels.

« Les autorités compétentes suivent la situation avec la plus grande attention. Les circonstances exactes de ces incidents intervenus en zones occupées ainsi que l’origine des explosions signalées font actuellement l’objet d’enquêtes par les services habilités, en vue de tirer toute la lumière sur les faits », souligne le communiqué officiel.

Kinshasa dénonce avec vigueur les violences et destructions attribuées à « l’agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda agissant avec ses supplétifs de l’AFC/M23 ».

Tout en réaffirmant son attachement au droit international humanitaire, le Gouvernement insiste sur la nécessité du retrait immédiat des forces étrangères et de leurs supplétifs des zones occupées illégalement, condition indispensable à la restauration de l’autorité légitime de l’État congolais sur l’ensemble du territoire.

Afin d’établir les circonstances exactes de ces incidents et de renforcer la protection des populations civiles, les autorités congolaises se disent prêtes à travailler avec les Nations Unies et l’ensemble des partenaires internationaux.

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