Présent au Forum diplomatique d’Antalya 2026 en Turquie, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention axée sur les défis et les perspectives du continent africain, plaidant pour une Afrique plus intégrée, respectueuse de sa souveraineté et résolument engagée dans la transformation économique.
Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et les recompositions économiques, le chef de l’État a insisté sur deux priorités majeures pour le continent.
La première, selon lui, repose sur le respect strict des principes fondamentaux :
« L’Afrique doit d’abord respecter ses engagements, notamment celui de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États. »
Un message qui résonne particulièrement dans le contexte sécuritaire actuel en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs.
La seconde priorité concerne la mise en œuvre effective des ambitions économiques du continent, notamment à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), présentée comme un levier stratégique pour accélérer l’intégration économique.

Pour Félix Tshisekedi, la réussite de la ZLECAf passe par un renforcement des communautés économiques régionales et leur interconnexion.
Il a souligné l’importance des infrastructures structurantes, capables de relier les économies africaines entre elles et de faciliter les échanges intra-africains.
Prenant l’exemple de la RDC, le président a rappelé l’immensité du territoire national :
« La RDC, à elle seule, représente presque toute l’Europe de l’Ouest, avec neuf pays voisins. »
Une réalité géographique qui impose une approche intégrée fondée sur des projets régionaux ambitieux.
Au cœur de son intervention, le président de la république a également mis en avant la nécessité de transformer localement les ressources naturelles, afin de générer davantage de valeur ajoutée sur le continent.
Au-delà des ressources naturelles, Félix Tshisekedi a insisté sur le rôle central du capital humain, qu’il considère comme la principale richesse du continent.
« La plus grande ressource que nous avons, c’est la ressource humaine. »
Face à une population jeune et en forte croissance, il a appelé à investir massivement dans la formation, l’encadrement et la préparation de la jeunesse, afin de répondre aux défis futurs.
Dans une vision résolument optimiste, le chef de l’État a estimé que l’Afrique dispose de tous les atouts pour jouer un rôle déterminant à l’échelle mondiale, notamment dans la lutte contre le changement climatique et le développement des énergies renouvelables.
Selon lui, si le continent parvient à relever ces défis, il pourra devenir un acteur incontournable dans la résolution des grandes crises globales.
À travers cette intervention, Félix Tshisekedi réaffirme la volonté de positionner la RDC et l’Afrique au cœur des dynamiques économiques et géopolitiques mondiales.















