Préserver les forêts du bassin du Congo, renforcer la résilience face au changement climatique et mobiliser davantage de financements verts. Telles sont les ambitions réaffirmées par le gouvernement congolais lors d’un briefing de presse animé par la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie-Thérèse Nyange Ndambo, aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Au-delà des dossiers d’actualité, cette rencontre a permis de présenter les principales réformes destinées à positionner la RDC comme un acteur incontournable de la gouvernance climatique mondiale.
Une vision pour faire de l’environnement un levier économique
Le briefing de presse a été l’occasion pour le gouvernement de présenter sa feuille de route en matière de protection de l’environnement et de développement durable. Si la gestion de la baleine échouée à Moanda et l’annonce de la future création d’un Office national de l’eau ont retenu l’attention, les autorités ont surtout insisté sur les réformes structurelles engagées pour transformer les ressources naturelles en véritables opportunités de croissance.
La ministre Marie-Thérèse Nyange Ndambo a rappelé que la République démocratique du Congo entend consolider son statut de « pays solution » dans la lutte contre le changement climatique. Avec ses vastes forêts tropicales, ses tourbières et son immense potentiel en biodiversité, le pays veut désormais valoriser davantage son capital naturel tout en renforçant sa contribution aux efforts mondiaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le conflit dans l’Est, une menace aussi pour les écosystèmes
La ministre a également attiré l’attention sur les conséquences environnementales du conflit armé qui sévit dans l’Est de la RDC. Selon elle, au-delà du lourd bilan humain, la guerre entraîne une dégradation importante des écosystèmes.
Les aires protégées, les parcs nationaux ainsi que plusieurs réserves naturelles subissent les effets directs de l’insécurité, de l’exploitation illégale des ressources naturelles et des déplacements de populations. Une situation qui fragilise davantage la biodiversité congolaise et compromet les efforts de conservation.
Pour le gouvernement, la restauration de la paix demeure donc une condition essentielle pour assurer une gestion durable du patrimoine naturel du pays.

Le marché carbone parmi les priorités
Autre axe majeur présenté lors de ce briefing : le développement du marché carbone. Les autorités souhaitent mettre en place un cadre plus attractif afin de permettre à la RDC de mieux valoriser les services environnementaux rendus par ses forêts.
L’objectif est de capter davantage d’investissements internationaux destinés aux projets de conservation, de restauration des paysages forestiers et de développement des communautés locales. Cette stratégie s’inscrit dans la nouvelle économie du climat, qui vise à concilier protection de l’environnement, création d’emplois et croissance économique.
Une gouvernance environnementale en pleine réforme
Le gouvernement poursuit également plusieurs réformes institutionnelles destinées à moderniser la gouvernance environnementale. La future création de l’Office national de l’eau s’inscrit dans cette dynamique de meilleure gestion des ressources hydriques, alors que les autorités entendent renforcer la coordination des politiques publiques liées au climat, à la biodiversité et au développement durable.
Ces réformes visent également à améliorer la mobilisation des financements verts, à renforcer la transparence dans la gestion des ressources naturelles et à accroître l’attractivité de la RDC auprès des partenaires techniques et financiers.
Faire de la RDC une référence climatique
À travers l’ensemble de ces initiatives, le gouvernement affiche sa volonté de faire de l’environnement un véritable pilier du développement national. Au-delà de la préservation des ressources naturelles, l’ambition est de transformer les atouts écologiques de la RDC en moteur de croissance, de création d’emplois et d’attraction des investissements verts.
Dans un contexte où les enjeux climatiques occupent une place grandissante sur la scène internationale, Kinshasa entend ainsi renforcer son leadership environnemental et faire de la richesse exceptionnelle de son patrimoine naturel un levier de développement durable au bénéfice des générations présentes et futures.















