Sous la présidence d’Aimé Boji Sangara, l’Assemblée nationale a déclaré recevable, ce mercredi 10 décembre, le rapport de la Commission Économique, Financière et Contrôle budgétaire (Écofin) relatif au projet de loi de finances 2026. Les députés ont ensuite adopté le texte article par article.
Le président de la Commission Écofin, Guy Mafuta Kabongo, a expliqué que le projet de loi avait dû être réajusté en profondeur en raison du changement du cadre macroéconomique. Depuis le dépôt du texte en septembre, le taux de change est passé de 1 dollar pour 290 FC à environ 210–220 FC.
« Le taux de change a sensiblement bougé, obligeant à restructurer tout le cadrage budgétaire. Avec le Gouvernement et sur base des projections validées par le FMI, un nouveau cadrage a été établi, avec un taux budgétaire de 240 FC et une prévision de 260 FC », a précisé Guy Mafuta.
Sur les recettes, la Commission note une augmentation attendue des budgets annexes (+6,6 %) et des comptes spéciaux (+9 %), tout en appelant le Gouvernement à clarifier leur statut juridique et renforcer leurs capacités de gestion.
Les dépenses, quant à elles, progressent de 7,2 %, pour atteindre 54 335,7 milliards de CDF. Plusieurs postes connaissent des hausses importantes : dette extérieure, dépenses sécuritaires, TVA remboursable, investissements sur ressources propres, rétrocessions aux administrations financières ainsi que les opérations électorales (+257 %).
La Commission recommande néanmoins au Gouvernement de continuer à rechercher des ressources supplémentaires pour financer les réformes, le recensement, la contrepartie des projets ou encore la mise à la retraite.
Au cours du débat, certains députés ont proposé des ajustements : Garry Sakata a suggéré de maximiser les taxes dans le secteur des télécommunications, tandis qu’Alain Katenda a dénoncé l’absence de la route Kolwezi–Dilolo dans l’enveloppe 2026.
Le rapport et les recommandations ont été adoptés par 428 voix sur 430 votants, sans abstention.
En ouverture de séance, le président Boji Sangara avait invité les élus à observer une minute de silence en mémoire des victimes des violences dans l’Est du pays.















