Dossier Balanganayi, décès d’une médecin et dépôt du cahier des charges à la Primature : le Synamed brise le silence

Le Syndicat national des médecins brise le silence. Après les récents événements touchant le secteur médical, le secrétaire général du Synamed, John Senga, a animé un point de presse ce lundi 30 mars 2026 pour informer l’opinion publique. Dans ses propos, le numéro un de ce syndicat a lancé un cri d’alarme face aux poursuites médiatisées dans l’affaire impliquant le médecin David Balanganayi, et au décès ignoré du docteur Nicole Muanda, survenu pourtant dans des circonstances jugées suspectes.

Si la vidéo incriminant le médecin David Balanganayi a fait le buzz sur les réseaux sociaux et suscité de vives réactions dans la sphère politique, au sein du bureau national exécutif du syndicat, le silence autour du décès suspect du docteur Nicole Muanda suscite interrogation et indignation.

« L’autre événement, plus dramatique que le premier, a concerné le décès dans des conditions suspectes et obscures d’une dame, médecin de son état, répondant au nom de Dr Nicole Muanda. Pour ce deuxième incident, les politiques et la population ont décidé de fermer les yeux et de boucher les oreilles », a regretté le secrétaire général du Synamed.

Si le Synamed a exprimé ses vifs regrets à toutes les femmes en évoquant l’incident survenu à l’hôpital de référence de Kinkole, son secrétaire général a indiqué que le mouvement syndical s’abstient d’émettre un avis sur un dossier en cours devant la justice.

John Senga demande aux juges de trancher l’affaire sans la pression des politiques ni des réseaux sociaux, car, visiblement, dans cette affaire, aucune intention de nuire ne peut être retenue à l’encontre de l’équipe soignante. Il dénonce également l’immixtion des politiques dans les décisions de l’Ordre des Médecins.

Alors que la patiente au cœur du scandale a été transférée à un centre hospitalier privé sur demande de la Première dame, le syndicat des médecins pointe du doigt l’état vétuste et précaire des hôpitaux publics.

« Le choix d’une structure médicale privée est certainement motivé par les mauvaises conditions de travail dans les structures étatiques », lance-t-il.

Face aux promesses non tenues par le banc gouvernemental et aux conditions précaires dans lesquelles vivent les médecins du secteur public, le Synamed prépare son cahier des charges, qu’il déposera le 31 mars au bureau de la Première ministre, Judith Suminwa.

Osée Kabamba

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