Haut-Lomami : le gouvernement accélère sa stratégie de relance agricole depuis Kaniama-Kasese

Par Fulgence Milay

En marge d’un briefing presse organisé à Kaniama-Kasese, dans la province du Haut-Lomami, le ministre d’État en charge de l’Agriculture a dressé un état des lieux du secteur agricole dans la province. Satisfait des résultats enregistrés, il a présenté les principaux projets du gouvernement destinés à accélérer la modernisation de l’agriculture et à renforcer la sécurité alimentaire.

Kaniama-Kasese, un modèle de production agricole

Le ministre d’État en charge de l’Agriculture s’est voulu rassurant quant à l’évolution du secteur agricole dans le Haut-Lomami. Devant la presse réunie à Kaniama-Kasese, il a salué les performances réalisées sur ce site agricole, qu’il considère comme une illustration concrète de la politique de diversification économique portée par le président de la République à travers la vision de « la revanche du sol sur le sous-sol ».

Selon lui, les résultats obtenus par le Service national à Kaniama-Kasese démontrent qu’une agriculture mécanisée et bien organisée est capable de répondre aux besoins alimentaires des populations. Il a notamment souligné que la production de maïs issue de ce centre contribue désormais à stabiliser l’approvisionnement dans l’espace Kasaï, mettant un terme aux pénuries qui affectaient régulièrement cette région.

Une stratégie fondée sur cinq piliers

Le ministre a rappelé que la stratégie du gouvernement repose sur cinq axes prioritaires : la disponibilité des semences de qualité, l’accès aux engrais, la mécanisation agricole à travers les tracteurs, l’accroissement de la production ainsi que le stockage et la commercialisation des produits agricoles.

Il a insisté sur la nécessité de multiplier, à travers le pays, des centres de production agricoles de la dimension de Kaniama-Kasese. Ces infrastructures, a-t-il expliqué, permettront non seulement d’augmenter la production nationale, mais aussi de former une nouvelle génération d’agriculteurs capables de soutenir durablement la souveraineté alimentaire du pays.

Le modèle appelé à être reproduit dans d’autres provinces

Le membre du gouvernement a annoncé le lancement progressif de projets similaires dans plusieurs provinces, adaptés aux spécificités agricoles de chaque région. Des initiatives autour de la culture du riz sont notamment envisagées dans le Kongo Central, la Tshopo et d’autres espaces de production afin de renforcer l’autosuffisance alimentaire.

Le Haut-Lomami au cœur des investissements agricoles

S’agissant du Haut-Lomami, plusieurs actions sont déjà engagées. Le gouvernement prévoit la réhabilitation du centre de production de semences de Kabongo afin de relancer la filière semencière et d’assurer un approvisionnement en semences certifiées pour les agriculteurs de la province.

Par ailleurs, dix tracteurs ont déjà été mis à la disposition du Haut-Lomami, première tranche d’un lot de cinquante engins promis à la province. Cinq ont été affectés à Kamina et cinq autres à Kabongo pour renforcer les brigades agricoles destinées à accompagner les petits producteurs.

Le ministre a également évoqué la mise en place de pépinières communautaires dans plusieurs territoires, notamment à Kabongo, Kamina, Kaniama-Kasese et Bukama, dans le cadre de la promotion des cultures pérennes.

L’objectif : renforcer la sécurité alimentaire

Pour le ministre d’État, ces investissements traduisent la volonté du gouvernement de transformer durablement l’agriculture congolaise. À travers la modernisation des infrastructures, le renforcement des capacités de production et l’accompagnement des agriculteurs, l’exécutif entend faire du Haut-Lomami un pôle agricole de référence et progresser vers l’objectif d’autosuffisance alimentaire fixé par le président de la République.

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