RDC : Félix Tshisekedi veut faire de l’Institut Mutoshi un centre d’excellence pour la transformation locale des minerais

Par Fulgence Milay

Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le président de la République a insisté sur le développement des compétences nationales et la maîtrise des technologies industrielles, notamment dans la chaîne de valeur des batteries.

Le développement des compétences nationales et la transformation locale des ressources minières figurent parmi les priorités mises en avant par le président de la République, Félix Tshisekedi, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres.

Dans le troisième point de sa communication, le chef de l’État a souligné que les mutations de l’économie mondiale, portées notamment par la transition énergétique et les nouvelles technologies, offrent à la République démocratique du Congo une opportunité de valoriser ses ressources minières stratégiques pour renforcer sa souveraineté économique et accélérer son industrialisation.

Pour concrétiser cette ambition, Félix Tshisekedi estime nécessaire de dépasser le modèle essentiellement extractif, en investissant davantage dans la formation, la recherche, l’innovation et la maîtrise des technologies industrielles, particulièrement celles liées à la chaîne de valeur des batteries.

L’Institut technique Mutoshi au cœur du projet

Dans cette perspective, le président de la République a salué le démarrage effectif du projet de transformation de l’Institut technique Mutoshi, situé à Kolwezi, dans la province du Lualaba, en un centre d’excellence consacré aux métiers miniers, aux technologies industrielles et à la transformation locale des ressources minérales.

Portée par la Gécamines, cette initiative s’articule autour de trois piliers complémentaires : les minerais, l’électricité et l’éducation. Elle ambitionne de faire de cet établissement un véritable pôle de formation, de recherche et d’innovation, capable de contribuer au développement des compétences locales et à la construction d’une industrie nationale à plus forte valeur ajoutée.

À travers ce projet, l’enjeu est de mieux connecter les richesses minières du pays à la formation technique et aux besoins des industries de transformation, dans un contexte où les minerais stratégiques occupent une place croissante dans les technologies énergétiques mondiales.

Valoriser l’expertise scientifique congolaise

Le projet prévoit également l’intégration de la technologie brevetée Efficient Separation Measuring Apparatus, développée par la professeure congolaise Andrée Ngalula Mbungaa.

Cette technologie doit contribuer à la valorisation de l’expertise scientifique nationale, à la protection de la propriété intellectuelle et au développement des technologies énergétiques.

Pour les autorités congolaises, le développement de telles capacités constitue un enjeu majeur : il s’agit non seulement d’exploiter les ressources du sous-sol, mais aussi de renforcer les compétences locales, de favoriser l’innovation et de permettre au pays de participer davantage aux différentes étapes de transformation de ses minerais.

La transformation de l’Institut technique Mutoshi en centre d’excellence s’inscrit ainsi dans la perspective d’une industrialisation fondée sur la formation, la recherche et la valorisation locale des ressources naturelles de la RDC.

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