En RDC, l’exécutif national a lancé la mise en œuvre d’un mécanisme de concertation préalable pour la parole de l’État. Lors de la 78ᵉ réunion du Conseil des ministres, présidée vendredi 13 février à Kinshasa par le Chef de l’État Félix Tshisekedi, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a présenté aux membres du gouvernement un rapport détaillé sur le processus d’instauration de ce mécanisme.
Ce dispositif, élaboré à la suite des instructions présidentielles données lors de la 73ᵉ réunion du Conseil, vise à mieux structurer et coordonner la communication gouvernementale afin de garantir l’alignement du discours de l’État, la cohérence de l’action publique et la défense des intérêts stratégiques nationaux.
Rendant compte des instructions reçues, le ministre Muyaya a soumis au Conseil le rapport des différentes séances de travail tenues, notamment avec le conseiller spécial du président de la République en charge de la communication et la conseillère principale chargée de la communication de la Première ministre.
« Ainsi, le mécanisme formel de concertation préalable élaboré sera entériné par une instruction de la Première ministre et chef du gouvernement, portant circuit de validation obligatoire de toute prise de parole gouvernementale sensible touchant à des matières stratégiques », a indiqué le porte‑parole du gouvernement, Patrick Muyaya, dans son compte rendu.
Selon lui, ce mécanisme, qui fonctionnera au sein des dispositifs communicationnels opérationnels, « nécessite d’être renforcé, notamment par la création d’un service d’information gouvernementale placé sous l’autorité directe de la Première ministre, qui se chargera notamment de l’harmonisation, de la coordination interinstitutionnelle et du pilotage stratégique de la communication. »
Face aux incohérences observées dans la communication entre les institutions du pays, cette initiative permettra au gouvernement de renforcer les dispositifs existants et de faire taire les ambiguïtés.
Osée Kabamba















