Longtemps confrontée à une insalubrité chronique, la ville de Kinshasa amorce une nouvelle phase dans sa lutte contre la gestion anarchique des déchets. Après plusieurs tentatives jugées insuffisantes et vivement critiquées par l’opinion publique, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, opte pour une solution internationale. L’autorité urbaine vient de conclure un partenariat stratégique avec la société libanaise Averda, spécialisée dans l’assainissement et la gestion durable des déchets.
Cette collaboration marque un tournant important dans la politique d’assainissement de la capitale congolaise. Face à l’ampleur des défis : montagnes d’immondices, caniveaux obstrués, risques sanitaires accrus,le gouverneur Daniel Bumba mise sur l’expertise éprouvée d’Averda pour obtenir des résultats concrets et visibles à court et moyen terme.
D’ores et déjà, la société Averda est entrée en action. Ce mercredi, ses équipes ont entamé l’actualisation des données issues des études précédemment réalisées sur la problématique de l’assainissement à Kinshasa. Cette phase technique vise à mieux cerner les réalités actuelles du terrain, les zones prioritaires ainsi que les mécanismes les plus adaptés à la mégapole kinoise.
Selon les autorités urbaines, cette étape préparatoire est essentielle pour garantir un assainissement durable, adapté aux spécificités démographiques, géographiques et environnementales de la ville.
Les travaux de terrain devraient débuter dans les prochaines semaines, conformément aux recommandations formulées par les autorités de la ville. Ils s’inscrivent dans une vision globale de modernisation de la gestion des déchets, avec l’ambition de restaurer l’image de Kinshasa et d’améliorer le cadre de vie de ses habitants.
Alors que les attentes sont grandes et que la population reste prudente après plusieurs expériences infructueuses, ce partenariat avec Averda est perçu comme un test décisif pour l’administration Bumba. Le succès de cette initiative pourrait non seulement transformer le visage de la capitale, mais aussi servir de modèle pour d’autres villes du pays.
Une chose est sûre : Kinshasa joue une nouvelle carte, et cette fois, elle mise sur l’expertise extérieure pour relever l’un de ses défis les plus urgents.
Charly MAKANSIA















