RDC : le gouvernement lance l’atelier national sur la structuration et l’accompagnement des coopératives

Par Charly Makansia

L’atelier national consacré à la structuration et à l’accompagnement des coopératives en République démocratique du Congo s’est ouvert ce mardi 2 juillet à Kinshasa.
La rencontre, annoncée lors du dernier Conseil des ministres, a été officiellement lancée par le ministre du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, à l’hôtel Sultani River.

Pour cette première journée, les participants ont travaillé sur l’identification des coopératives existantes à travers le pays, une étape jugée essentielle pour une meilleure prise en charge et un accompagnement plus efficace.

Contrairement aux initiatives traditionnellement dédiées aux coopératives agricoles ou artisanales, cet atelier a réuni des coopératives multisectorielles, actives dans plusieurs domaines d’activité.
L’objectif principal est de les identifier, les structurer et leur fournir les outils nécessaires pour qu’elles contribuent pleinement au développement économique national.

Le ministre Grégoire Mutshail a dénoncé l’existence de nombreuses « coopératives de mallette », créées sans respect des normes, et qui ne fonctionnent pas réellement comme des organisations solidaires :

« Nous avons beaucoup de coopératives au niveau national, mais beaucoup ne respectent aucune norme. Certaines sont individuelles : quelqu’un crée sa coopérative et prend les autres comme membres, mais les contributions profitent à sa croissance personnelle. Le gouvernement veut désormais remettre de l’ordre et organiser les coopératives conformément à la loi OHADA et aux textes nationaux. »

Pour le ministre, une bonne structuration des coopératives pourrait transformer les territoires ruraux et freiner l’exode massif des jeunes vers les grandes villes :

« Beaucoup de jeunes fuient leurs villages faute d’électricité, d’eau ou de routes. Des coopératives multisectorielles bien organisées peuvent travailler dans tous ces domaines et créer des emplois localement. Les jeunes peuvent se développer chez eux, dans les territoires, car Kinshasa est saturé. »

Plusieurs institutions nationales et internationales ont participé à cette première journée, dont la Banque africaine de développement (BAD).
La BAD a réaffirmé son engagement à soutenir les initiatives du gouvernement en matière de développement rural, rappelant son financement de 374 millions USD pour le programme de transformation agricole actuellement en cours.

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