Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 décembre 2025, le domicile du coordonnateur de l’Intersyndicale de la santé, Jean Fidèle Boyoo, a de nouveau été visé par des bandits armés. Cette deuxième attaque survient près d’un mois après la première irruption d’hommes armés dans la maison du syndicaliste.
Ce n’est pas la première fois. Dans la nuit du 19 au 20 novembre, entre 1 h et 2 h du matin, cinq hommes armés, dont deux en tenue militaire, ont fait irruption au domicile de Jean Fidèle Boyoo. Après avoir fait sauter les verrous, les malfrats ont pénétré dans la maison, menacé les habitants et emporté tous les objets de valeur.
Après cet épisode, la victime a porté plainte contre inconnu et a fait appel à la police pour assurer la sécurité de sa famille. Mais cela n’a nullement découragé les malfrats, visiblement déterminés à en finir avec le coordonnateur de l’Intersyndicale de la santé. Le cas récent, qui a poussé le syndicaliste et sa famille à abandonner leur domicile, date de la nuit du vendredi 12 au samedi 13 décembre 2025. Les bandits armés ont cette fois-ci affronté les policiers commis à sa garde.
Si ces derniers sont repartis les mains vides, la peur au ventre, la victime et sa famille ont dû quitter leur résidence familiale située au quartier Kimbwala, dans la commune de Mont-Ngafula.
Face à la presse, Jean Fidèle Boyoo indique qu’il a saisi « tous les services de sécurité et toutes les autorités compétentes ». « Mais, jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons pas obtenu de solution. Heureusement que la police a mis à notre disposition quelques éléments pour notre protection. Nous nous sommes déplacés depuis hier par peur de la suite des événements », explique-t-il, appelant à une intervention de la haute autorité du pays.
Victime de son activisme syndical
Dans son discours sur l’état de la nation, le président Tshisekedi avait fustigé la montée en flèche du taux de criminalité et du banditisme urbain à Kinshasa. Cette situation devient d’autant plus inquiétante lorsque des syndicalistes sont visés de manière récurrente.
Faisant d’une pierre deux coups, le coordonnateur de l’Intersyndicale de la santé a réitéré la requête relative à la concrétisation de la paie complémentaire des agents de santé alignés depuis octobre 2024, qui n’ont rien reçu. Jean Fidèle Boyoo fustige également le fait que le gouvernement invoque les exigences du FMI pour justifier l’impossibilité d’intégrer la paie complémentaire dans la paie ordinaire des agents de santé. Des interventions qui, d’après le coordonnateur de l’Intersyndicale de la santé, sont mal perçues par certains.
Tandis que le défenseur des droits des travailleurs a dû fuir son foyer, la question de la sécurité des syndicalistes et du respect des engagements sociaux reste entière.
L’activiste appelle la haute autorité du pays à agir sans délai afin de garantir la sécurité des siens.
Osée Kabamba















