En RDC, la chambre haute du parlement s’est réunie ce lundi 1er décembre pour une séance plénière entièrement consacrée au débat général sur le projet de loi portant reddition des comptes de la loi de finances relatif à l’exercice budgétaire 2024. La séance, présidée par Jean‑Michel Sama Lukonde, avait pour seul point à l’ordre du jour ce dossier financier crucial.
Fwamba en défenseur des paiements en mode d’urgence
Représentant le gouvernement, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba, a exposé les résultats d’exécution du budget 2024 et expliqué les dépassements constatés, tout en défendant les paiements en mode d’urgence comme des procédures nécessaires et non comme des signes de mauvaise gouvernance. Le ministre congolais des finances a en outre rappelé que le ministère publie trimestriellement l’évolution des dépenses sur son site officiel.
D’abord examiné par l’Assemblée nationale, puis transmis au Sénat, ce texte budgétaire présenté par l’argentier national n’a pas fait l’objet d’un débat houleux à la chambre haute du parlement. Au terme de l’exposé du ministre Doudou Fwamba, les sénateurs ont levé l’option de transmettre le texte à la Commission Économique et Financière pour un examen approfondi, avant d’entériner son adoption.
Un budget sous la loupe des sénateurs
Outre la volonté de donner plus de profondeur à l’analyse des chiffres et des procédures budgétaires, ce passage en commission permettra d’examiner les dépassements, de vérifier la conformité des dépenses aux priorités nationales et de s’assurer que les mécanismes de transparence invoqués par le ministre sont effectivement respectés. Loin d’être une simple formalité, les débats en commission constituent une étape clé pour renforcer la crédibilité de l’action gouvernementale et rassurer l’opinion publique sur la gestion des finances de l’État.
En optant pour l’analyse méticuleuse de ce projet de loi budgétaire, le Sénat veut affirmer son intention d’imposer un contrôle parlementaire plus exigeant, capable de répondre à la fois aux attentes sociales mais aussi économiques du pays.















