La présence du nom de Jean-Charles Okoto dans les annuaires du Maryland a conduit la rédaction de Pano5news à revenir sur une mission effectuée en 2025 aux États-Unis sur instruction du président de la République.
Dans un entretien accordé à Pano5news, le président du Conseil d’administration de la MIBA revient sur les échanges menés avec des responsables américains et évoque plusieurs pistes de coopération dans l’agriculture, l’énergie, l’éducation et les relations institutionnelles.
Un nom retrouvé dans les annuaires du Maryland
L’information est partie d’une vérification effectuée par la rédaction de Pano5news. Le nom de Jean-Charles Okoto Lolakombe a été retrouvé dans les annuaires du Maryland, plusieurs mois après une mission effectuée aux États-Unis en 2025.
Cette découverte a conduit Pano5news à contacter le président du Conseil d’administration de la Société minière de Bakwanga afin de comprendre le contexte de cette présence dans les documents institutionnels américains.
Dans son entretien, Jean-Charles Okoto confirme avoir effectué cette mission sur instruction du président de la République. Il explique avoir eu plusieurs échanges avec des responsables américains autour des perspectives de coopération entre la RDC et les États-Unis.
Le rapport annuel 2025 du Maryland Subcabinet for International Affairs mentionne par ailleurs une rencontre à Annapolis avec Jean-Charles Okoto Lolakombe, présenté comme ambassadeur itinérant, dans le cadre d’échanges avec une délégation congolaise.

Une mission autour de nouveaux partenariats
Selon Jean-Charles Okoto, les discussions menées aux États-Unis ont porté sur la nécessité de construire des partenariats davantage orientés vers le développement.
Pour le PCA de la MIBA, la RDC doit pouvoir tirer davantage de bénéfices de ses relations avec ses partenaires internationaux. Il estime que les accords doivent permettre non seulement de valoriser les ressources du pays, mais également de contribuer à sa stabilité, à son développement et au renforcement de ses capacités.
Cette approche prend une importance particulière dans le contexte sécuritaire actuel de la RDC. Jean-Charles Okoto appelle ainsi à une mobilisation plus large des partenaires du pays face à l’agression dans l’Est.
L’agriculture au cœur des perspectives
Parmi les secteurs évoqués au cours de la mission figure l’agriculture.
Jean-Charles Okoto a notamment présenté aux interlocuteurs américains le potentiel d’une ferme de 120 000 hectares située à Bukima. Il estime que ce vaste domaine pourrait constituer un cadre de coopération avec des partenaires disposant d’une expertise agricole avancée.
L’objectif serait de favoriser la mise en valeur de ces vastes étendues, d’accroître la production agricole et de développer des activités capables de générer des emplois et de contribuer à la sécurité alimentaire.
Les échanges pourraient ainsi ouvrir la voie à une éventuelle visite de partenaires américains en RDC afin d’évaluer directement les opportunités offertes par ce potentiel agricole.
Des microcentrales pour rapprocher l’électricité des territoires

Le deuxième axe concerne l’énergie
Les discussions ont également porté sur le potentiel énergétique de la RDC et sur les possibilités de développer des solutions adaptées aux réalités locales.
Au-delà du grand projet d’Inga, Jean-Charles Okoto évoque l’intérêt manifesté pour le développement de microcentrales dans différents territoires du pays.
Cette approche permettrait de rapprocher l’électricité des populations et de soutenir les activités économiques locales, notamment l’agriculture et les petites entreprises.
Pour la RDC, l’enjeu est désormais de transformer son important potentiel énergétique en capacité de
production et d’accès effectif à l’électricité.
Vers une coopération entre le Maryland et la RDC
Le troisième axe évoqué concerne les relations institutionnelles.
Jean-Charles Okoto rapporte que des discussions ont porté sur la possibilité de développer une coopération entre l’État du Maryland et la République démocratique du Congo, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’énergie.
Une telle coopération pourrait favoriser les échanges d’expériences, les partenariats entre institutions et la recherche d’investissements dans des secteurs prioritaires.
Le PCA de la MIBA indique avoir fait rapport de ces échanges au président de la République.

Du travail diplomatique aux projets concrets
Pour l’heure, ces différentes pistes restent à transformer en projets opérationnels.
La prochaine étape devrait consister à préciser les modalités de coopération, identifier les partenaires concernés et définir les projets susceptibles d’être mis en œuvre.
La perspective d’une visite de responsables américains en RDC pourrait également permettre d’approfondir les discussions sur le terrain, notamment autour des opportunités agricoles et énergétiques présentées par Jean-Charles Okoto.
L’enjeu est désormais de passer des échanges aux réalisations : attirer les investissements, développer les infrastructures, renforcer les compétences locales et créer davantage de valeur en RDC.
Une planche de travail encore ouverte
La mission américaine de 2025 apparaît ainsi comme un point de départ pour plusieurs pistes de coopération entre la RDC et les États-Unis.
La présence du nom de Jean-Charles Okoto dans les annuaires du Maryland aura permis de remettre en lumière cette séquence et les discussions qui l’ont accompagnée.
Mais au-delà du symbole, l’essentiel se trouve désormais dans la suite du processus. Agriculture, énergie et éducation constituent les principaux axes évoqués. Leur concrétisation dépendra du travail des deux parties, de la validation des autorités compétentes et de la capacité à transformer les intentions en projets.
La première pierre est posée. Le véritable travail reste désormais à accomplir.





















