L’ISS insiste sur la nécessité de la tenue d’une réunion paritaire pour régulariser le cas des médecins des régimes particuliers

À travers une correspondance datée du 17 mars 2026, la coordination nationale de l’intersyndicale du secteur santé (ISS) a saisi la secrétaire générale à la Fonction publique pour demander l’organisation d’une réunion paritaire en vue de régulariser la situation des médecins du service public de l’État relevant des régimes particuliers.

S’adressant à la presse jeudi 19 mars, Jean-Fidèle Boyoo, coordonnateur de l’ISS, a indiqué que cette démarche vise à améliorer les conditions socioprofessionnelles de cette catégorie de médecins exerçant au sein des FARDC, de la PNC, de l’ESU et de la recherche scientifique.

Dans sa lettre, la coordination nationale de l’intersyndicale demande à la secrétaire générale à la Fonction publique de mettre autour d’une même table les secrétaires généraux en charge de la santé, des forces armées, de la police nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que les syndicats de médecins et le président de l’Ordre des médecins, afin de constituer un dossier sur la question et de proposer des pistes de solutions concrètes.

En dépit de leur promotion en grade, la plupart de ces médecins sont, jusqu’à présent, payés au grade de recrutement et ne bénéficient guère des avantages liés à leur nouveau grade.

Pour Jean-Fidèle Boyoo, cela est inadmissible : « La situation des médecins du régime particulier en République démocratique du Congo pose des problèmes, tout simplement parce que, lorsqu’une promotion en grade a été accordée par le président de la République, Félix Tshisekedi, ces médecins n’en ont pas bénéficié. C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, ils sont payés au grade de recrutement. Ils sont moins bien rémunérés et personne ne s’intéresse à leur situation au sein de l’administration. »

Si des commissions paritaires ont été convoquées par le passé, elles n’ont pas apporté de solutions définitives à cette problématique. Au-delà de l’engagement du gouvernement, les médecins des régimes particuliers font face à des verrous réglementaires, notamment liés aux statuts spécifiques des régimes particuliers (statuts militaires, statuts policiers, statuts universitaires). D’où la nécessité d’une harmonisation interadministrative pour les décisions relatives aux paies ou aux promotions.

« Nous voulons que la situation soit régularisée et que ces médecins bénéficient de la prime de risque », a insisté Jean-Fidèle Boyoo.

L’ISS espère que sa requête sera entendue et que l’organisation de la réunion paritaire sera programmée dans les plus brefs délais afin que les engagements puissent être transformés en actes administratifs et financiers concrets.

Osée Kabamba

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