L’Union nationale de la presse congolaise (UNPC) a procédé à la présentation officielle du spécimen de la nouvelle carte de presse. C’était au cours d’une cérémonie officielle tenue ce jeudi 19 février 2026 à l’hôtel Béatrice de Kinshasa.
Cette relance intervient 4 ans après la suspension de la délivrance de ce document destiné à identifier les professionnels des médias en République Démocratique du Congo.
Dans son speech, le président national de l’UNPC, Kamanda wa Kamanda Muzembe a souligné que la décision de suspendre la délivrance de la carte de presse était justifiée par le souci de moderniser ce document.
Parmi les innovations intégrées dans cette nouvelle carte d’identité professionnelle figurent plusieurs dispositifs sécuritaires, indique Kamanda Wa Kamanda.
« Vous trouverez des dispositifs optiques, un filigrane intégré à la fabrication du PVC, un hologramme sécurisé personnalisé UNPC, imprimé à l’encre de sécurité anti-scan et anti-photocopie. Il y a aussi des petits motifs micro-imprimés et des dispositifs numériques. Vous avez le QR code associé à une base de données de l’UNPC. Vous avez le code-barres individuel identifié en numérique du requérant, le numéro de série unique de la carte. Cette carte en PVC est résistante à la chaleur jusqu’à 80°C, à l’humidité, aux rayons UV et aux rayures. »
Hormis la photo du journaliste, son nom, son prénom, sa fonction et la signature autorisée de l’UNPC, la nouvelle carte comprend un cachet numérique et un cachet holographique.

Au cours de cette cérémonie, des coupons « Laissez-passer » ont été présentés. Ils permettront aux journalistes véhiculés de circuler librement pour exercer leur métier.
De plus, les professionnels des médias détenteurs de la nouvelle carte « seront repris dans un annuaire qui sera actualisé fréquemment » , afin de permettre à l’opinion publique d’avoir une information fiable sur le nombre de journalistes congolais, a martelé le président national de l’UNPC.
Représentant le ministre de la Communication et des Médias, le Directeur de cabinet, Nicolas Lianza, a salué « la concrétisation de l’engagement pris lors du dixième Congrès ordinaire de l’UNPC ».

Et d’ajouter : « Cet acte s’inscrit dans la mise en œuvre des réformes engagées depuis les États Généraux de janvier 2022, dont nous avons collectivement la responsabilité d’en assurer l’aboutissement. »
Le directeur de cabinet du ministre chargé de la communication et médias a par ailleurs insisté sur la responsabilité des journalistes congolais dans le contexte sécuritaire tendu que traverse le pays.
« Être journaliste en République Démocratique du Congo aujourd’hui, dans un contexte marqué par la guerre informationnelle orchestrée par le Rwanda, exige une conscience aiguë de sa mission et de sa responsabilité. La responsabilité professionnelle impose le respect strict de l’éthique et de la déontologie, le refus de la désinformation et des discours de haine, ainsi qu’un engagement résolu en faveur de la cohésion nationale et de la consolidation du processus de paix. La carte n’est pas un privilège. Elle est un engagement », a-t-il lancé.
Suspendue par l’UNPC le 3 janvier 2022, la carte de presse, document identifiant les professionnels des médias en RDC, est décrite par l’Union nationale de la presse congolaise comme un instrument de crédibilité, de protection et de responsabilité.















