Kinshasa : L’impact de baisse du carburant ne se fait pas sentir sur les prix du transport en commun

Par Charly Makansia

Depuis une semaine, il s’observe une baisse du prix des produits pétroliers dans toutes les zones d’approvisionnement en carburant en République démocratique du Congo. Pourtant, cette nouvelle tarification à la pompe n’a aucune incidence majeure sur les prix des courses et du transport en commun. À Kinshasa, par exemple, où le litre d’essence est passé de 2 690 à 2 440 francs congolais et celui du gazole de 2 680 à 2 430 francs congolais, les conducteurs maintiennent leur grille tarifaire, certains allant même jusqu’à la modifier à la hausse.
Ils déplorent notamment l’état piteux des infrastructures routières, à la base de la paralysie de la mobilité urbaine.
« Dans mon véhicule, le prix du transport demeure le même : 1 000 francs. C’est vers Tshangu que le prix du transport a vraiment augmenté. Je voudrais aussi taxer plus bas, mais à condition que les frais à verser à mon patron soient revus à la baisse. Mais pour la baisse du carburant, nous sommes tellement heureux », déclare un taximan.
Pour d’autres conducteurs, en revanche, il faut d’abord attendre une nouvelle grille tarifaire officielle avant tout réajustement.
« Nous n’avons pas baissé le prix, nous ne l’avons pas non plus augmenté. Nous demandons juste que la réhabilitation des routes se termine. Les routes sont vraiment impraticables, surtout avec cette saison de pluie », explique un autre chauffeur.
Malgré cette nouvelle tarification à la pompe, les Kinois continuent à espérer à une baisse du prix des courses de transports en commun.

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