Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a remis sa démission de la fonction de Deuxième Vice-Président du Sénat, quelques heures après la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner une pétition déposée contre lui. La lettre, adressée au président de la Chambre haute, invoque un climat politique délétère au sein du Sénat pour justifier ce départ.
Dans sa lettre, Bahati explique que sa décision vise avant tout à préserver la sérénité au sein de l’institution et non à reconnaître une quelconque incompétence. Il affirme s’être acquitté de ses missions et dit vouloir éviter une confrontation avec ses collègues sénateurs. Il a donc choisi de partir avant que la commission spéciale ne rende ses conclusions, attendues dans un délai de 72 heures.
La procédure disciplinaire fait suite à une pétition visant la déchéance du Deuxième Vice-Président. L’initiateur de cette démarche, le sénateur Danny Kabongo, initiateur de la dite petition, a déclaré que sa requête repose sur ce qu’il qualifie d’incompétence et d’incapacité de Bahati à exercer la fonction, et non sur sa récente sortie médiatique.
Pour mémoire, le 4 mars dernier, Modeste Bahati avait tenu des propos publics sur la révision constitutionnelle. Le bureau du Sénat avait, dans une communication datée du 6 mars 2026, précisé que ces déclarations étaient faites à titre strictement personnel et n’engageaient pas l’institution sénatoriale.

Cette démission intervient au moment où la commission spéciale venait d’être constituée, privant ainsi le Sénat de l’examen formel des griefs à son encontre.
Sur le plan institutionnel, le départ de Bahati Lukwebo crée une vacance au poste de Deuxième Vice-Président, que le bureau du Sénat devra combler selon les règles internes. La procédure de remplacement et les éventuelles répercussions politiques au sein des groupes parlementaires seront à suivre dans les prochains jours.
La commission spéciale, bien que privée de l’objet de son examen par la démission, reste un élément formel du dossier politique. Le rapport qu’elle produira dans les 72 heures pourraient néanmoins éclairer le débat public.
Osée Kabamba















