Au cours de la 76ᵉ réunion du Conseil des ministres, qu’il a présidée vendredi 30 janvier 2026 à la Cité de l’Union africaine, le président Félix Tshisekedi a annoncé que la République démocratique du Congo présentera un candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour les élections prévues en novembre 2026. Cette décision du chef de l’État est liée à la nouvelle orientation de la stratégie diplomatique du pays et à l’échéance du 15 juin 2026 pour le dépôt des candidatures.
Premier pays francophone, la République démocratique du Congo veut affirmer son statut à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie.
Dans sa note adressée aux membres du gouvernement, le président de la République a fait part de l’ambition du pays de se lancer dans la course pour prendre les rênes de l’OIF et a donné des directives claires sur le profil du candidat idéal pour la partie congolaise.
« Au regard de l’échéance du 15 juin 2026 pour le dépôt des candidatures en vue de l’élection du secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, il a passé en revue les actions engagées jusqu’à présent et celles envisagées, tout en formulant des recommandations pertinentes visant à permettre à notre pays d’assumer pleinement son leadership au sein de cette organisation. Ainsi, la République démocratique du Congo présentera un candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie », a rapporté le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Élue en 2018 puis reconduite en 2022, Louise Mushikiwabo se présente comme candidate à sa propre succession pour un troisième mandat consécutif. Mais la dégradation des relations diplomatiques entre Kinshasa et Kigali, suite au soutien ouvertement déclaré du Rwanda au mouvement rebelle AFC‑M23, a changé la donne. La candidate désignée par le Rwanda ne pourra plus compter sur le soutien de la RDC.
Cette décision du président Tshisekedi trouve un écho favorable au sein de l’opinion congolaise, tant locale qu’internationale.
Lors de son séjour en novembre dernier à Paris, le ministre congolais délégué à la Francophonie et à la diaspora, Crispin Mbadu, avait reçu en audience les représentants du Mouvement pour la révolution des élites (Morel), une structure de jeunes Congolais de la diaspora comptant également des membres dans le pays. Ces jeunes Congolais résidant en France avaient fait part au ministre de leur mobilisation pour que le secrétariat général de l’OIF revienne à la RDC.
Osée Kabamba

















