L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) poursuit le renforcement de ses capacités opérationnelles. Ce samedi 15 août 2026, 121 candidats ont pris part à l’épreuve écrite organisée dans le cadre du recrutement interne de nouveaux inspecteurs. Une étape importante pour cette institution chargée de veiller au respect des règles encadrant la sous-traitance en République démocratique du Congo.
L’épreuve s’est déroulée en présence du ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba, du président du Conseil d’administration de l’ARSP, Fely Samuna, du directeur général Miguel Katende Belkas, ainsi que de son adjoint, Ramazani Mwarabu.
Renforcer la présence de l’ARSP sur le terrain
À travers ce processus de recrutement, l’ARSP entend accroître ses effectifs d’inspection afin de répondre davantage aux exigences de sa mission de régulation. Les futurs inspecteurs seront appelés à assurer une présence plus importante sur le terrain, notamment pour contrôler l’application des dispositions légales relatives à la sous-traitance.
Cette démarche intervient dans un contexte où la mise en œuvre effective de la politique de sous-traitance constitue un enjeu majeur pour la participation des entreprises congolaises à l’économie nationale. Le renforcement des équipes de terrain doit ainsi permettre à l’ARSP d’améliorer ses capacités de contrôle, de suivi et d’intervention auprès des entreprises assujetties.

Des « soldats » au service de la régulation
S’adressant aux candidats, le directeur général de l’ARSP a insisté sur la dimension stratégique de leur future mission. Pour lui, les inspecteurs constituent les « soldats » de l’institution, appelés à porter sur le terrain le combat de la régulation de la sous-traitance.
Au-delà des compétences techniques, il a particulièrement mis l’accent sur l’intégrité et le patriotisme, considérés comme des valeurs essentielles pour exercer cette fonction avec responsabilité.
La mission des inspecteurs ne se limite donc pas au contrôle administratif. Elle implique également une responsabilité dans la défense des intérêts économiques du pays, à travers le respect des règles et la promotion d’une sous-traitance conforme à la législation congolaise.

Maîtriser la loi sur la sous-traitance et le Contenu Local
De son côté, le ministre Justin Kalumba a souligné l’importance, pour les futurs inspecteurs, de maîtriser les textes qui régissent leur domaine d’intervention.
Il a notamment insisté sur la connaissance de la loi relative à la sous-traitance ainsi que des dispositions portant sur le Contenu Local. Cette maîtrise juridique doit permettre aux agents de l’ARSP d’exercer leurs missions avec davantage de rigueur et de professionnalisme.
Le message du ministre traduit ainsi une exigence claire : les agents chargés de faire respecter la réglementation doivent eux-mêmes disposer d’une connaissance approfondie des instruments juridiques qu’ils sont appelés à appliquer sur le terrain.
Une étape vers une régulation plus efficace
Avec 121 candidats soumis à cette épreuve écrite, l’ARSP pose une nouvelle pierre dans le renforcement de son dispositif d’intervention. Le recrutement de nouveaux inspecteurs devrait contribuer à rapprocher davantage l’institution des réalités vécues par les entreprises et à renforcer le suivi de l’application des règles de sous-traitance.
À terme, l’objectif affiché est de disposer d’une administration de terrain plus solide, composée d’agents compétents, intègres et engagés, capables de faire respecter les règles tout en accompagnant la dynamique de développement du secteur privé congolais.
Cette épreuve de recrutement apparaît ainsi comme un maillon d’un processus plus large : consolider les capacités de l’ARSP pour rendre la régulation de la sous-traitance plus efficace et mieux garantir les objectifs du Contenu Local en RDC.















